Château-musée du Cayla

 

81140 ANDILLAC

Château-musée du Cayla

Tél. : 05 63 33 90 30
Mèl : conservation.departementale@cg81.fr
 
ACCUEIL et BOUTIQUE MAISON D'ECRIVAIN MEDIATION JEUNE PUBLIC - LOCATION SALLE
EXPOSITIONS ET MANIFESTATIONS RENSEIGNEMENTS PRATIQUES


Dès l'entrée du musée, le visiteur est invité à découvrir les salles permanentes de la maison des écrivains.

 


La cuisine est typique de celles que l'on trouve en Languedoc. Une grande cheminée munie d'un tournebroche pour la cuisson des pièces de viande trône en fond de salle. Un "potager", doté de fourneaux à braise de charbon de bois provenant de la Grésigne toute proche, occupe un vaste pan de mur, à côté d'une pierre à évier. A droite, une alcôve constitue la chambre de la cuisinière.
 


Un escalier à vis, en bois, permet l'accès au premier étage. Le visiteur pénètre  dans la grande salle de réception du château où la famille se plaisait à lire et à se distraire. Le décor actuel ne correspond pas au décor d'origine. Un projet en cours a pour objectif de le restituer. Une cheminée monumentale, réalisée aux cours des années 1840, est flanquée de deux cariatides et surmontée d'un haut relief, représentant Maurice et Eugénie sous le maronnier séculaire. De vastes croisées ouvrent sur le paysage.

 


La chambre dite de Maurice est une large pièce lumineuse disposée au sud. Le décor conserve le lit dont le matelas est garni de feuilles de tabac. C'est dans cette chambre que Maurice rendit son dernier soupir en juillet 1839.


Dans le prolongement, à gauche, la chambrette d'Eugénie a été le lieu de méditation et d'écriture de l'auteur du journal qu'elle destinait à son frère.

 


La visite se poursuit par la chambre de Joseph, le père de Maurice et  Eugénie. Le décor d'origine a été modifié dans les années 1960 -1970. La bibliothèque de la famille des Guérin y reste cependant exposée. Cette vaste salle est utilisée actuellement en espace de présentation patrimoniale et en salon de lecture.

 


La visite se poursuit par la chambre de Joseph, le père de Maurice et  Eugénie. Le décor d'origine a été modifié dans les années 1960 -1970. La bibliothèque de la famille des Guérin y reste cependant exposée. Cette vaste salle est utilisée actuellement en espace de présentation patrimoniale et en salon de lecture.

 
MAURICE DE GUERIN

Né le 4 août 1810, Maurice est le cadet d'une famille de quatre enfants. Il vit avec ses frères et soeurs Erembert, Eugénie et Marie dans la demeure familiale. Leur père Joseph, homme lettré, gère le domaine de 40 hectares dont les revenus permettent tout juste d'entretenir la maisonnée. Maurice est un enfant tourné vers la contemplation de la nature. Il parcourt les sentiers du Cayla et s'adonne à la poésie.


A 12 ans, il part pour le Petit séminaire de l'Esquile à Toulouse. En 1824, il se rend à Paris au collège Stanislas et fait la connaissance de Jules Barbey d'Aurevilly. Il manifeste peu de goût pour les études et cherche sa voie. Destiné par sa famille à la prêtrise, comme c'était alors l'usage pour les cadets, il abandonne ce projet et s'essaie aux études de droit puis au journalisme. Il publie dans l'Avenir, le journal de Lamennais et dans la Revue Européenne.


Au moment de la Révolution de juillet, l'été 1830 le voit de retour au Cayla. Il rencontre Louise de Bayne qui suscite quelques poèmes galants. Cette idylle n'aboutira pas. C'est à cette période que Maurice commence son journal : le cahier vert.


En 1832, en proie aux interrogations les plus sombres sur son avenir, il est à la recherche d'un maître spirituel qu'il trouve en la personne de Lamennais. Celui-ci réunit, chez lui, à la Chênaie, près de Dinan, une congrégation qu'il a fondée avec son frère. Maurice y rencontre Hippolyte de la Morvonnais chez lequel il demeure à la disparition du groupe. Il découvre la poésie anglaise.


De retour à Paris en 1835, il apprend le décès de Marie de la Morvonnais, l'épouse de son ami, à qui il destine une longue méditation : Page sans titre. La souffrance maîtrisée devient source de création au coeur même de la nature, sur les traces de la figure féminine.


En 1836, il procède à l'autodafé de ses écrits, excepté le cahier vert qu'il a donné à un ami parti pour le nouveau monde. Il rédige le Centaure, la Bacchante, puis deux poèmes en prose : Glaucus et la Délivrande.


En avril 1837, Maurice de Guérin adresse sa première lettre à Madame de Maistre avec laquelle il entretiendra une correspondance amoureuse.


La période parisienne est pour Maurice l'occasion de s'initier à la vie des salons et au dandysme sous l'égide de Jules Barbey d'Aurevilly, chez lequel il demeure un temps. Il découvre le monde des arts et se lie d'amitié avec Trébutien et Sainte-Beuve. Pour subsister, il donne des répétitions de latin et de grec.


Sous l'autorité de Jules Barbey d'Aurevilly, qui exerce une forte influence sur lui, il fait la connaissance de Caroline de Gervain qu'il épousera le 15 novembre 1838.


Atteint de tuberculose et très affaibli, Maurice de Guérin quitte Paris le 17 juin 1839 avec son épouse. Eugénie les rejoint à Tours. Il arrive, exténué au Cayla le 8 juillet où il meurt le 19 juillet.  

 


 



 


 
EUGENIE DE GUERIN

Née le 29 janvier 1805. Sa mère meurt en 1819 et Eugénie est alors chargée de s'occuper de la maisonnée aux côtés de son père. Elle s'attache tout particulièrement à son frère Maurice et bénéficie de l'enseignement parcellaire du précepteur de celui-ci.


Dès 1824, elle rédige un premier cahier où elle consigne ses notes de lectures de Pascal, Fénelon, Rousseau... et s'essaie à la poésie. En 1825, elle soumet quelques vers au concours des Jeux floraux  de Toulouse, sans succès.


A partir de 1828, à la demande de son frère, Eugénie entreprend avec lui une correspondance et entame dès 1830 une relation épistolaire avec ses proches amies, notamment Louise de Bayne.


Eugénie ne quitte que très rarement le Cayla. Elle effectue de courts séjours à Albi, Gaillac, Cordes. Elle se rendra à Paris en 1838 pour les fiançailles de son frère et découvrira les fastes de la capitale.


Le 13 septembre 1834, elle rédige une lettre de 30 pages pour Maurice alors à Paris. C'est le début du journal qu'elle lui destinera. Cette oeuvre se développe sur sept ans et comporte seize cahiers. Elle s'achève le 3 octobre 1841. Le journal d'Eugénie de Guérin est un véritable témoin de la vie quotidienne au Cayla et des interrogations d'une jeune femme de cette époque de la première moitié du XIXe siècle.


En 1841, elle se rend à Paris avec Jules Barbey d'Aurevilly. Un projet d'édition des oeuvres de Maurice est évoqué. Barbey d'Aurevilly lui demande d'écrire un cahier intitulé Memorandum.


Durant l'été 1846, Eugénie, très malade, se rend à Cauterets pour suivre une cure. Le 31 mai 1848, elle succombe à la tuberculose.


Les Reliquiae sont éditées en décembre 1855 grâce à Trébutien et Jules Barbey d'Aurevilly. L'édition des Lettres et du journal est réalisée en 1864. Une impression en 3 volumes est publiée en 1865 et obtient un grand succès dès la fin du XIXe siècle.

 


 


 

 

 

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