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Dates et Lieux de vie
de Seyne-les-Alpes à Saint-Rémy-de-Provence [1904-1969]
Jean Proal, né le 16 juillet 1904 à Seyne-les-Alpes (Alpes de Haute Provence). Études au lycée Gassendi de Digne. À 28 ans, il publie son premier roman Tempête de Printemps. En contact avec plusieurs des écrivains de son époque ou encouragé par eux – Max Jacob, Giono, Cendrars, Camus, Aragon, Delteil, Colette, Guéhenno, La Varende, Arland... Dominique Aubier et Marie Mauron [avec elles, une vaste correspondance], Thyde Monnier, Pourrat, Mistral neveu, Maria Borrély etc. Des hommes & femmes de théâtre et cinéma, Jouvet, Calef, Rosselini Casarès... Il publiera une douzaine de romans et quelques autres récits ou entretiens. Édité par Denoël, Julliard, Gallimard, Marguerat… en outre, quelques beaux livres et livres d’artistes. Des articles dans plusieurs revues, émissions à la radio... Après huit ans à Paris, en 1950, il s’installera à Saint-Rémy-de-Provence, il y vivra heureux avec Suzon Gontier sa seconde femme ; se liera d’amitié avec des peintres – Hans Hartung & Anna-Eva Bergman, Georges Item, Mario Prassinos... Il y meurt le 24 février 1969. Plusieurs fois cité pour le Goncourt, il reçut le Grand prix du roman de la Société des Gens de Lettres pour De sel & de Cendre en 1953 et le 1er grand prix de Provence pour l’ensemble de son œuvre en 1961.
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Jean Proal
© Fondation Hartung, 1959, AD 04
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L'Œuvre
publiée & autre [essais, articles, chronique radio, cinéma]
1/ Œuvre publiée * Tempête de Printemps, le Maître du jeu I, 1931, éd Denoël, réédité en 1998, éd de l’Envol / roman * À hauteur d’homme, le Maître du jeu II, 1933, éd Denoël, réédité en 1999, éd de l’Envol / roman Les Arnaud, 1941, éd Denoël, réédité en 1991, éd Terradou, réédité en 2008, Le Sablier / roman Où souffle la Lombarde, 1943, éd Denoël, réédité en 1993, éd Haute-Provence / roman * Montagne aux solitudes, 1944, éd Denoël, réédité en 1997, éd de l’Envol / roman Bagarres, 1945, éd Denoël, (film, en 1948, par Henri Calef) / roman Suite montagnarde, 1948, éd Denoël, réédité en 1995, éd de l’Envol / nouvelles & récits Au pays des chamois, 1948, éd Albin Michel / récit & photographies * De Sel & de Cendre, 1953, éd Julliard, réédité en 1996, éd de l’Envol / roman Camargue, 1954, éd Marguerat ; nouvelle édition album enrichi de 3 textes inédits, photos de Didier Leclerc, Le Sablier / album Le vin d’orage, 1955, éd Julliard / roman * Histoire de Lou, 1956, éd Gallimard, coll Blanche, réédité en 1997, éd de l’Envol / conte Magie de la Camargue, 1961, éd Ekhehard / Album avec photos Chasse en montagne, 1962, éd Marguerat / Album avec photos Chasse en plaine, 1962, éd Marguerat / Album avec photos
¶ Livres d’artiste : Farandole, avec Hans Hartung,1954, L’Or de Vivre, avec Anna-Eva Bergman, suite lithographique, éd Poligrafa Barcelone, 1974, Lithographies, éd Eker-Presse ; réédité en 1998, avec œuvres de Georges Item, éd de l’Envol * Le Catalogue "Jean Proal, Anna-Eva Bergman, Hans Hartung – une amitié créatrice" décline le contenu de ces 2 livres d'artiste, avec enrichissement iconographique & textuel. ¶ Sur Jean Proal : * S’arrêter un moment avec Jean Proal, collectif édité par l’Envol en 1998, textes de P-L. Bessy, J. Drouin, V. Girard, J. Moulin, J-Y. Vallat, A-M. Vidal, J-P. Zuanon
NB : * ouvrages, “sauvés par l’association”, vendus par elle Les "Amis de Jean Proal”, Mairie 04300 FORCALQUIER 04 92 75 33 87 ou 06 88 10 70 63 [10 €, chaque livre, hors envoi]
2/Autre (essai...) De nombreuses nouvelles parues en revue [Le Feu, Nouvelles Littéraires, Lettres Françaises...] Bien des textes sont restés inédits et surtout les adaptations théâtrales de ses romans. L'auteur tenait une chronique régulière à la radio, sur des auteurs [Cécile Sauvage, poétesse, mère d'Olivier Messiaen, Jean Giono, Joseph d'Arbaud, Marie Gasquet, Marie Mauron...] ; sur des thèmes comme les Alpilles, la Camargue... ; son conte "Histoire de Lou" fut d'abord adapté par Pierre Loiselet pour la radio... Il a écrit plusieurs scénarii ou synopsis pour le cinéma ou la télévision. Peu ont trouvé l'occasion de se concrétiser. Sauf deux films "Solita de Cordoue" de Wily Rozier, tourné en 1945, avec Alain Cuny, Blanchette Brunoy, Delmont, Carmen Torrès... "Bagarres" de Henri Calef, tourné en 1948, scénario d'André Beucler, avec Maria Casarès, Mouloudji, Jean Vilar... dans le Ventoux, selon le cœur du roman.
Jean Proal, 'écrivain poète'
reconnu par ses pairs...
En 1969, juste après son décès, Louis Brauquier(*) lui rendait hommage en ses termes : « L'œuvre de Jean Proal est d'une qualité exemplaire. C'est pourquoi, sans doute, ce romancier, qui a écrit une quinzaine de volumes, disparaît sans avoir atteint le grand public. Il visait haut, vraisemblablement trop haut. Et il y a de la poésie dans son œuvre. C'est essentiel… Elle est là avec des bonheurs d’expression extraordinaires, des délicatesses émouvantes et surtout une perception aiguë de la vie profonde que cachent les humains silencieux… Il prend le lecteur et ne le lâche plus. Son style simple fait corps avec l’atmosphère. » (extraits)
Pourtant, il fut encouragé, reconnu et abondamment salué, dès ses débuts et au gré des parutions de ses divers ouvrages. Entre autres par Giono, Max Jacob, Alexandre Arnoux, Jean Rostand, Maurice Genevoix, Joseph Delteil... Aussi par des peintres dont certains célèbres, Anna-Eva Bergman & Hans Hartung, Mario Prassinos, Georges Item, Louis Pons. Par des hommes et femmes de théâtre, dont Louis Jouvet, Valentine Teissier... et de cinéma, dont Rossellini, Clouzot...
(*) Louis Brauquier, (Marseille, 1900-1976), écrivain et poète français. Officier de la marine marchande, il parcourut le monde. Il fut l'un des créateurs de la revue Les Cahiers du Sud.
Témoignage de l'auteur
tel un autoportrait...
« Sans mon pays, je ne serais rien. Mais quel est mon pays ? Montagne ? Provence ? Les deux, sans doute que réunit et résume cette “marche” (frange et degré) de Haute-Provence où je suis né et où j’ai pris conscience de mes richesses et de mes limites. Goût de la lumière, du dépouillement et du silence. Sens du tragique. Violence intérieure et retenue d’expression. Avidité de vivre et sens de la fatalité. Besoin de joie et goût de l’amertume. Paralysante pudeur. Obstination qui touche à l’entêtement. Bonté vite effarouchée. Orgueilleuse humilité... J’allais essayer de faire le départ, de dire : ceci est du provençal et cela du montagnard. Mais je m’aperçois que ces défauts et ces qualités définissent aussi bien l’un que l’autre et que, ma province, c’est la lumière méridionale ». in Nouvelles Littéraires, 08/09/1955, cf notre bulletin n°2 Les Arnaud, le livre d'un doux sauvage
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