Pierre Mac Orlan avait voulu être peintre, et avait davantage de considération pour les arts de l’image que pour l’écriture, dont il fit pourtant son métier.
Né en 1882, il assista à la naissance du 7ème art, puis à l’apparition du cinéma parlant. Il partagea donc l’enchantement de tous ceux qui furent les témoins de l’essor de l’industrie de l’image animée. Enchantement fixé pour toujours sur le « noir et blanc », le mieux à même de restituer son atmosphère littéraire qualifiée de « fantastique social ».
L’exposition présentera une trame chronologique commençant par une partie sur le cinéma qu’a admiré Mac Orlan après la Première Guerre mondiale durant laquelle il fut combattant (cinéma expressionniste allemand) puis consacrera une partie plus ou moins importante à chacun des films avec lesquels l’écrivain a eu un rapport professionnels et qui n’ont pas disparu.
Des visites et des animations seront proposées aux groupes. Une programmation culturelle accompagnera également l’exposition.
Crédit photo : Julien Duvivier et Pierre Mac Orlan sur le tournage de La Bandera en 1934 (collection musée de la Seine-et-Marne).
Brume, ombre et lumière – Mac Orlan et le cinéma – 6 novembre 2011 au 1er juillet 2012
« A mon goût, le cinéma est un art admirable : c’est même le seul art qui puisse rendre notre époque dans la forme expressionniste et simultanéiste, avec tous ses rythmes secrets que la musique a déjà saisis et que l’art d’écrire ne peut rendre car la langue impose un cadre rigide qu’on ne peut disloquer. Le ciné permet de traduire fidèlement la psychologie de notre temps. On pourrait même dire que l’art cinématographique a été trouvé par instinct, afin de doter l’époque de son unique moyen d’expression »
Réponse de Pierre Mac Orlan à l’enquête de René Clair pour « Théâtre et Comoedia illustré – supplément films », mars 1923.
Ainsi s’exprimait Pierre Mac Orlan sur le cinéma. Lui qui avait voulu être peintre, avait davantage de considération pour les arts de l’image que pour l’écriture, dont il fit pourtant son métier. Né en 1882, il assista à la naissance du 7ème art, puis à l’apparition du cinéma parlant. Il partagea donc l’enchantement de tous ceux qui furent les témoins de l’essor de l’industrie de l’image animée. Enchantement fixé d’abord sur les films issus de l’expressionnisme allemand (ceux de F. Lang, F. Murnau, G.W. Pabst, K. Grüne), et pour toujours sur le « noir et blanc », le mieux à même de restituer son atmosphère littéraire qualifiée de « fantastique social ».
Ses rapports professionnels avec le cinéma furent pourtant épisodiques et se résument en dix films réellement réalisés, dont deux restent introuvables, et en quelques projets non aboutis, qui s’échelonnent entre 1924 et 1956 : collaborations plus ou moins importantes, qui vont d’adaptations libres de ses romans dans lesquelles il ne prit aucune part ( La tradition de Minuit de R. Richebé en 1939, Marguerite de la nuit de Cl. Autant-Lara en 1956…) jusqu’à l’écriture de scénarios (L’Inhumaine de M. L’Herbier en 1923, Voyage sans espoir de Chr. Jaque en 1943…) … une participation qui resta donc littéraire… et un immense chef d’œuvre du réalisme poétique : « Quai des Brumes » réalisé par M. Carné en 1938.
C’est cette histoire que raconte cette exposition à travers des décors, des extraits de films, des photographies, des éléments d’archives et une scénographie, un programme culturel et des animations très …cinématographiques, jusqu’au 1er juillet 2012.
Lieu : Musée départemental de Seine-et-Marne
17, avenue de La Ferté-sous-Jouarre
77750 Saint-Cyr-sur-Morin
tél : 01 60 24 46 02
fax : 01 60 24 46 14
mpsm@cg77.fr